L'essentiel
- Un ERP est classé par type (nature de l'activité) et par catégorie (de la 1re à la 5e, selon l'effectif accueilli).
- La sécurité incendie obéit au règlement de sécurité : dégagements, désenfumage, alarme, moyens de secours, registre de sécurité tenu à jour.
- Le maire est l'autorité de police responsable ; un état de conformité indépendant l'aide à décider en connaissance de cause.
Une école, une salle des fêtes, une médiathèque accueillent du public : ce sont des établissements recevant du public, soumis à des règles de sécurité incendie strictes. Pour le gestionnaire, la question n’est pas théorique : elle engage la sécurité des personnes et la responsabilité de la collectivité. Quelques repères permettent de savoir où l’on met les pieds.
Type et catégorie : la carte d’identité d’un ERP.
Tout ERP est d’abord classé. Le type désigne la nature de l’activité, par une lettre : R pour l’enseignement, L pour les salles de réunion et de spectacle, M pour les magasins, X pour les établissements sportifs couverts, et ainsi de suite. La catégorie, de la 1re à la 5e, dépend de l’effectif accueilli (public et personnel). Les quatre premières catégories regroupent les établissements les plus fréquentés ; la 5e vise les petits établissements sous les seuils. Ce classement conditionne les obligations applicables.
Ce que couvre la sécurité incendie.
Le règlement de sécurité contre l’incendie poursuit trois objectifs : permettre l’évacuation, limiter la propagation, faciliter l’intervention des secours. Concrètement, cela se traduit par des dégagements et issues de secours dimensionnés, un désenfumage, des dispositifs d’alarme et de détection, des moyens de secours (extincteurs, parfois systèmes de sécurité incendie), et des recoupements pour cloisonner le feu. L’ensemble doit rester opérationnel, ce qui suppose des vérifications régulières.
Le registre de sécurité, mémoire de l’établissement.
Chaque ERP tient un registre de sécurité. Il consigne les contrôles, les vérifications périodiques des installations, les exercices d’évacuation, les travaux et les observations des commissions. Ce document n’est pas une formalité : c’est la preuve du suivi, et le premier élément qu’examine une commission de sécurité. Un registre lacunaire est en soi un signal.
Le maire, autorité responsable.
Pour un ERP communal, le maire est l’autorité de police : c’est lui qui autorise l’ouverture et qui décide des suites au vu de l’avis de la commission de sécurité. Cette responsabilité rend précieux un état de conformité clair, qui lui dit où l’établissement est en règle et où il ne l’est pas, avant que la question ne se pose en urgence.
Anticiper plutôt que subir.
Un état de conformité indépendant fait le point sans intérêt dans d’éventuels travaux : il hiérarchise les écarts par gravité et par urgence, et donne au gestionnaire une feuille de route. C’est l’objet de notre audit risque et conformité, qui s’inscrit dans une gestion de patrimoine public maîtrisée. Anticiper, c’est éviter l’avis défavorable et la fermeture.



