L'essentiel
- Évaluer un contrat d'assurance de bâtiment commence par la valeur assurée : est-elle au niveau du coût réel de reconstruction ?
- Viennent ensuite les garanties, les exclusions et les franchises, qui déterminent ce qui est réellement couvert.
- La plupart des mauvaises surprises viennent d'une valeur mal estimée, source de sous-assurance, plus que d'une garantie manquante.
Un contrat d’assurance de bâtiment se juge rarement à sa longueur ni à sa prime. Il se juge à sa capacité à indemniser correctement le jour où un sinistre survient. Or beaucoup de contrats, en apparence complets, reposent sur une donnée fausse : une valeur assurée qui n’a plus rien à voir avec la réalité. Évaluer son contrat, c’est d’abord vérifier ce chiffre.
La valeur assurée, avant tout le reste.
C’est le point de départ, et le plus souvent négligé. La valeur assurée d’un bâtiment devrait correspondre à son coût réel de reconstruction, c’est-à-dire à sa valeur de remplacement. Trop souvent, elle a été fixée il y a des années et jamais réévaluée, pendant que les coûts de construction augmentaient. Le contrat couvre alors une somme devenue insuffisante, sans que personne ne s’en aperçoive, jusqu’au sinistre.
Le risque numéro un : la sous-assurance.
Assurer un bâtiment sous sa valeur réelle expose à la règle proportionnelle de capitaux : l’indemnité est réduite dans la proportion de la sous-assurance. Un bâtiment assuré pour la moitié de sa valeur n’est indemnisé qu’à moitié, même pour un dommage partiel. C’est le piège le plus fréquent et le plus coûteux, détaillé dans notre article sur la sous-assurance d’un bâtiment. Une valeur juste est la première protection.
Garanties, exclusions, franchises.
Une fois la valeur vérifiée, il faut examiner l’étendue réelle de la couverture. Les garanties disent ce qui est couvert (incendie, dégâts des eaux, tempête, catastrophes naturelles, bris, etc.) ; les exclusions disent ce qui ne l’est pas ; les franchises disent ce qui reste à votre charge. Un contrat peut afficher de nombreuses garanties tout en laissant, par ses exclusions et ses franchises, des zones de risque importantes. La lecture doit être précise.
Adapter la couverture au bâtiment.
Un bon contrat est un contrat adapté au bâtiment réel : son usage, sa construction, son exposition aux risques. Un bâtiment ancien, un ERP, un bâtiment de bord de mer ou d’outre-mer n’ont pas les mêmes besoins. Évaluer le contrat, c’est vérifier que la couverture correspond aux risques effectifs, ni plus (sur-assurance inutile), ni moins (sous-assurance dangereuse).
Le rôle d’un chiffrage indépendant.
Le maillon central, c’est la valeur. Un chiffrage indépendant de la valeur de remplacement met le contrat à l’abri de la règle proportionnelle et donne une base solide pour dialoguer avec l’assureur. AEXEV ne vend aucune assurance et n’a aucun lien avec les assureurs : notre évaluation de la valeur de remplacement chiffre le coût réel de reconstruction, documenté et opposable. On chiffre, vous assurez au juste niveau.


